C’est un sonnet, dont les vers sont en Alexandrins compose de deux quatrains et de deux tercets.

Ce poème est dédié à Jeanne Duval, maîtresse de Baudelaire, une actrice réunionnaise qu’il a rencontré dans une Réunion. Baudelaire exprime dans ce poème ses sensations lors d’une étreinte amoureuse et corporelle avec sa maîtresse. Il décrit cette femme avec beaucoup de tendresse. Ce poème nous montre comment Baudelaire peint un moment spécial avec sa maitresse utilisant la plus profonde de son imagination.

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Ces strophes peuvent être diviser en quatre parties qui retrace l’imagination de l’auteur : L’image du Bonheur, Paradis exotique idéal, Recherche d’harmonie, et Voir dans l’imagination.L’image du BonheurVers 1 Peint un évènement exceptionnel, un moment unique « un soir chaud d’automne ». Vers 2 les seins reflètent la sensualité, la maternité de la femme. L’intimité entre le poète et la femme dans leur relation. Il y une sensation de bien-être, de protection, de vie, d’humanité. Les seins de cette femme jouent un rôle important dans la séduction et la sexualitéentre les amoureux. Vers 3 « se dérouler » : verbe « dérouler « dénote le mouvement, quelque chose active se passe dans ce moment.

C’est un verbe qui est mise en relation avec le calme, harmonieux, doux. « Les deux yeux fermés » ; « Je vois » : antithèse, voir avec son imagination, ce qu’il rêve. Cela met en valeur le fait qu’on a affaire à une rêverie, verbe de la principale qui n’apparaît que maintenant. On constate dans ce vers que, une correspondance entre l’odorat et la vue suggestive de l’agréable odeur féminine.

Vers 4 : « Soleil monotone » : personnification du « Soleil » traduisant l’idée d’uniformité, de permanence et de stabilité. On rencontre le champ lexical de chaleur : « chaud » (v.1) ; « chaleureux » (v.2) ; « feux » (v.4) ;« Soleil ».

La personnification de la nature rempli cette strophe de couleur, de sensation.Paradis exotique IdealLa deuxième strophe peint un paradis exotique où tout semble idéal. Au Vers 5 : « Île paresseuse » : est une personnification. L’île représente la femme. Après la vue large donnée dans le premier quatrain, la phrase se continue pour que l’objectif précise les « rivages heureux », et une île apparaît. Cette île est imaginaire qui fait allusion au corps de la femme.

Entre les vers 5 et 6 on a un enjambement entre « donne » et « Des arbres ». Cet enjambement mime l’abondance de cette nature magnifique. Vers 7 : Les hommes ont « le corps mince et vigoureux », ce que le « Je » lyrique peux voir car ils sont nus.

Le poète admirant leur beauté et leur bonne santé ”J’aime le souvenir de ces époques nues”, qu’autrefois « L’homme, élégant, robuste et fort, avait le droit / D’être fier des beautés qui le nommaient leur roi ». Le vers 8 Les femmes « dont l’œil par franchise étonne », sont honnêtes. Elles sont aussi corrompues par la civilisation. Le poète concentre son attention sur « l’œil » dont il est dit, une inversion mettant l’accent sur cette particularité, que «sa franchise étonne » ; ainsi ces femmes, qui, naturelles et sansmaquillage, n’ont pas honte, n’ont rien à cacher, montrent leurs sentiments sans apprêt, sincère et honnête sont explicitement opposées aux femmes « civilisées » qui ne seraient que caprice.Recherche d’harmonieBaudelaire développe une nouvelle image, et lance un nouveau mouvement actif en reprenant les éléments des vers précédents. Le vers 9 résume les deux quatrains.

La femme renait cette fois à travers son parfum. Le poète est reporté vers de « charmants climats » qui a un sens fort : « fascinants », « envoûtants », ce qui rend bien la force de l’attraction exercée par ce paysage exotique. Vers 10 : « Je vois un port » : « un port », mot qui reprend « île » qui représentait la femme. Le port combine le bonheur de l’immobilité et le souvenir qui occupe le vers 11 où les bateaux, personnifiés, sont présentés comme « fatigués par la vague marine ».Voir dans l’imaginationLa sensation que donne « le parfum » des tamariniers, grands arbres aux feuilles persistante et dont les fleurs ont un parfum extrêmement fort crée une atmosphère exaltante et pénétrante.

Et à cette sensation olfactive se joint une sensation visuelle. L’univers extérieur convenable à la rêverie laisse place à un univers intérieur, cette sensation olfactive, se joint une sensation auditive : le « chant des mariniers », l’utilisation des sens qui permet au lecteur de vivre ce moment tout en lisant ce poème. Le mot « âme » opérant de plus un glissement du plan spirituel et la sensibilité du poète, est le prolongement de toute transport sensuelle pour Baudelaire.Le poète construit sa rêverie loin de toute angoisse, de toute conscience malheureuse. Ce bonheur tient à la présence médiatrice de la femme, à son sein accueillant, à la puissance de sonodeur, et au tableau exotique où la nature est en harmonie avec l’être humain. Il crée cet univers théorique d’où il veut vivre avec sa maitresse. Il utilise son imagination pour décrire cette femme avec beaucoup de tendresse, de souplesse, et d’affection.

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